Pourquoi il est si difficile de ne pas faire comme nos parents

Ne vous est-il jamais arriver de réaliser que vous reproduisiez  avec votre enfant le même comportement que vos parents ? Que vous tombiez dans les mêmes travers que ceux que vous vouliez pourtant éviter ? Qu’en vous entendant parler, vous avez parfois l’impression d’entendre votre père/mère ?

Prenons un exemple : mes parents avaient tendance à porter un regard négatif sur mes colères d’enfant. Quand mes enfants ont fait leur première crise, j’avais lu des livres de parentalité bienveillante qui expliquaient la nécessité d’accueillir toutes les émotions de ses enfants. Malgré mon intention sincère d’accompagner avec bienveillance mon enfant, une part de moi  jugeait cette colère et fermait mon cœur à mon enfant.

C’est comme si c’était moi et plus fort que moi. Je reproduisais ce que j’avais connu enfant.

Que nous soyons satisfait ou non de l’éducation que nous avons reçu, nous avons le souhait d’apporter à nos enfants une éducation différente sur certains points que celle que nous avons reçue. Mais nous pouvons avoir du mal à l’appliquer concrètement dans notre vie.

Comment expliquer ce hiatus entre notre volonté et la réalité de notre vie ?

En réalité, nombre d’entre nous ont été blessés, enfant, de ne pas être accueillis tels que nous étions et de ne pas avoir été aimés de façon inconditionnelle. C’est une blessure de ne pas pouvoir se dire ou être vraiment soi. Nous avons alors appris à réprimer nos émotions, notre être profond, pour continuer à être accepter de nos parents.

Ainsi, dans mon cas, quand mon propre enfant s’exprime avec colère, l’enfant blessé en moi est réactivé en miroir. Celui qui a souffert de ne pas être entendu vraiment. Comme cette souffrance est ravivée, une autre part de moi-même vient bloquer cette souffrance en fermant mon cœur ou en me mettant moi-même en colère contre mon enfant.

En effet, comment accueillir la colère de mon enfant alors que la mienne n’a pas été accueillie ?

En réalité, en reproduisant les comportements de nos parents, c’est une façon de protéger l’enfant blessé en nous et de ne pas réactiver sa souffrance. En effet, en nous coupant de notre enfant, en fermant notre cœur, nous évitons de contacter la souffrance à l’intérieur.

Il s’agit donc d’être bienveillants envers nous-mêmes, qui réagissions de cette façon à cause de nos blessures, et non pas parce que nous ne sommes pas capables de faire autrement. Sachant que nos parents ont fait également du mieux qu’ils ont pu avec leurs propres blessures.

Nous faisons du mieux que nous pouvons avec qui nous sommes, notre histoire.  

Se libérer de ses conditionnements nécessite donc d’abord de se réconcilier avec soi-même, en comprenant que c’est notre souffrance qui nous poussent à agir de la façon dont nous agissons.

Ensuite, nous ne pouvons véritablement sortir de ces schémas de répétition qu’en allant guérir nos propres parts blessées en nous, en leur apportant de la compassion pour ce qu’elles ont vécues. Cela demande un travail sur soi en profondeur. Un accompagnement est souvent nécessaire.

C’est ce que j’ai fait avec ma part en colère. J’ai rencontré, accueilli et guéri la part de moi qui avait été rejetée dans sa colère. Ce n’est qu’à partir de ce moment que j’ai pu ouvrir mon cœur à mes enfants en colère, et les accompagner avec bienveillance.

C’est ce travail de guérison que je vous encourage à engager. Vous permettant de se libérer de vos conditionnements, de vos blessures qui entravent la relation à nos enfants. Et de devenir le parent que vous êtes profondément.

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